Edith basseville vous accueille


[ Lire le texte de Lionel Markus, responsable des Musées de Montbard ]
[ Lire le texte de Anne Deniau, écrivaine ]

Regards


Lignes vivantes
Lignes vivantes de fer dans l'air
Non tracées mais construites
Comme de l'intérieur de leur fuite comme
L'hirondelle construit
Son nid son vol l'araignée sa toile la tige
Ses corolles

Architectures qui trament des corps armatures
Préparant des textures nouvelles d'imaginaire
Pour l'envol comme le cerf-volant
Vole au vent son ardeur un moment

Et retombe
Cabossé mais encore osseux
Comme la plante l'hiver
Semble grandir encore dans ses linéaments
S'encorbelle encore de symétrie vivantes
Qui la tissent sur le métier de l'air
Puis s'étiole se désincarne franchement mais reste

Robert Vernois, poète, philosophe
Janvier 2013

(Vivante architecture de lignes de fer dans l'air
Non tracées mais construites comme de l'intérieur)
Le squelette d'un corps qui reste à renaître

Comme si la mort
Pour qui garde la ligne vive dans sa fuite
N'est rien d'autre que la vie sans cesse recommencée
[ Lire le témoignage de Anne Deniau, écrivaine ]

> Lionel Markus,
responsable des Musées de Montbard

Hommage à Karl Blossfeldt
L'hommage que rend Edith Basseville au travail de Karl Blossfeldt est né de l'envie de proposer un nouveau regard sur la démarche du photographe allemand. Autour de l'exposition, « Karl Blossfeldt, la nature vue de près » qui s'est tenue au Musée Buffon de Montbard durant l'été 2012, les sculptures métalliques d'Edith Basseville ont ainsi pu cohabiter avec les collections du musée dédiées au célèbre naturaliste et créer un lien consistant entre tradition et modernité.
Le travail d'Edith Basseville s'inscrit dans une observation attentive de la Nature. Puisant leur énergie créatrice dans une véritable passion pour les photographies que Blossfeldt a réalisées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ses œuvres entretiennent un dialogue immédiat avec leur environnement. Les ombres projetées, le léger mouvement qui s'inscrit à l'intérieur des cages donnent vie à ces « mobiles », à ces formes libres. Au-delà de la qualité technique et de la maîtrise du métal, au-delà du modèle, ces hommages à Karl Blossfeldt poursuivent une tradition sans cesse renouvelée, celle de la réinterprétation constante des formes essentielles qui nous entourent. Ils sont la traduction d'un respect sincère et engagé pour l'Art et la Nature.

Lionel Markusu, Responsable des musées de Montbard
Le 2 août 2012